Les meilleures plongées à Chypre

La plongée à Chypre reste largement sous les radars. On vous vante la Grèce, l'Égypte, parfois la Croatie, mais Chypre reste dans l'angle mort, alors qu'elle a tout pour elle : une visibilité qui grimpe jusqu'à 40 mètres l'été, une eau qui frôle les 27°C en pleine saison, et une diversité de sites qui n'a rien à envier à ses voisines méditerranéennes.

En quelques kilomètres carrés, l'île concentre une des épaves les plus réputées du monde, un musée de sculptures immergées, des grottes sous-marines sculptées par l'érosion, et des zones où les tortues se laissent voir plus souvent qu’ailleurs. De quoi occuper un carnet de plongée entier, du baptême à l'Advanced Open Water.

Voici les meilleures plongées à Chypre, celles qui valent vraiment le détour, avec ce qu'il faut savoir avant de sauter à l'eau.

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Les meilleures plongées à Chypre incluent l'épave du Zenobia, un des ferries coulés les plus visités au monde, le musée sous-marin MUSAN et ses 93 sculptures, et les grottes de Cape Greco. De quoi remplir un carnet de plongée entier sans jamais refaire le même spot.




Les épaves

Deux épaves qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre, sauf qu'elles reposent toutes les deux au fond de la Méditerranée chypriote.

Le Zenobia (Larnaca)

Le Zenobia, c'est LA plongée à faire à Chypre, celle qui revient dans tous les classements des meilleures épaves du monde. Ce ferry suédois de 172 mètres a coulé en 1980 lors de son voyage inaugural, à 1,5 km au large de Larnaca, avec sa cargaison de 108 camions encore à bord.

Il repose couché sur le flanc entre 16 et 42 mètres. On y explore le pont, les cales à camions, la salle des machines, parfois même la passerelle. Niveau requis pour y pénétrer : Advanced Open Water ou équivalent, vu la profondeur et le courant parfois présent. Bonne nouvelle pour qui n'a pas (encore) le niveau : le site reste accessible en snorkeling depuis la surface, avec le pont supérieur du ferry visible dès 16 mètres. La faune a pris ses quartiers dans les cales : bancs de barracudas, mérous géants.

Zenobia, c'est aussi le site que tous les moniteurs avec qui j'ai discuté sur place citaient spontanément comme leur préféré à Chypre. Rien que ça, ça m'a donné l'envie de m'attaquer sérieusement à mes brevets : passer l'Open Water, puis l'Advanced, pour pouvoir un jour redescendre ici et voir ce que je n'ai fait qu'imaginer depuis la surface.

La Lady Thetis et la COSTANDIS (Limassol)

Une tout autre histoire que le Zenobia. La Lady Thetis n'a pas coulé par accident : cet ancien navire de croisière allemand a été volontairement immergé en février 2014 pour créer un récif artificiel dans la zone protégée de Dasoudi, à environ 1 km au large de Limassol.

La plongée en elle-même est accessible dès le niveau Open Water, ce qui en fait une bonne porte d'entrée vers la plongée sur épave pour qui n'a jamais pratiqué. L'épave repose bien droite entre 12 et 19 mètres de profondeur, sur fond sableux, ce qui laisse une bonne marge de sécurité. Comptez environ une heure de bateau depuis Limassol pour rejoindre le site.

Sous l'eau, l'épave se parcourt facilement : le pont supérieur garde encore les tables de la salle à manger, colonisées par les anémones, et plusieurs points de pénétration permettent d'explorer la passerelle, la salle des machines et les cales sans avoir besoin d'une spécialité wreck. Les entrées et sorties multiples (portes, écoutilles, cages d'escalier) rendent l'exploration confortable même pour un niveau intermédiaire. Côté faune : mérous imposants, daurades, murènes, poulpes, et parfois une tortue de passage dans les eaux protégées de la zone.

À 200 mètres de là repose la Costandis, un chalutier russe coulé le même jour, en 2014. Plus petite (23 mètres) et un peu plus profonde (23-25 mètres), elle se penetre elle aussi facilement et complète naturellement la sortie : la quasi-totalité des centres de plongée de Limassol proposent les deux épaves dans la même demi-journée, une plongée sur chaque site. Niveau requis un peu plus élevé pour la Costandis, vu la profondeur, mais rien d'inaccessible avec un Open Water solide.

Ce qui m'intéresse ici, au-delà de la plongée elle-même, c'est le principe du récifage artificiel : couler un navire en fin de vie, plutôt que de le démanteler, pour lui donner une seconde vie comme support d'écosystème marin. Concrètement, le bateau est vidé de tout polluant (hydrocarbures, huiles), parfois découpé pour ouvrir des passages, puis immergé sur un fond choisi pour ne pas abîmer un habitat naturel existant. La coque métallique offre une surface d'accroche que le fond sableux n'a pas : coraux, éponges, algues s'y installent, puis toute une chaîne d'espèces suit.

Dans le cas de la Lady Thetis et de la Costandis, le protocole a l'air sérieux : nettoyage conforme aux normes UNEP/MAP, immersion officielle pilotée par le département des pêches chypriote, zone classée protégée avec interdiction de pêche, renforcement du site en 2016 avec des structures en béton supplémentaires. Sur le papier, c'est une démarche pensée, pas un coup marketing.

La réserve à poser : je n'ai trouvé aucune étude scientifique indépendante mesurant l'impact réel sur la biodiversité locale sur le long terme. Les retours qui circulent ("la vie marine a explosé") viennent essentiellement des centres de plongée, qui ont un intérêt commercial évident à le dire.

MUSAN, le musée sous-marin à Ayia Napa

MUSAN, c'est le seul musée sous-marin de sculptures de Chypre, ouvert le 1er août 2021 par l'artiste Jason deCaires Taylor, déjà connu pour ses installations similaires ailleurs dans le monde. Le concept dépasse la simple galerie : c'est une forêt sous-marine, la première de ce genre, où la majorité des œuvres prennent la forme d'arbres pensés pour se coloniser naturellement et attirer la vie marine à grande échelle. L'entrée symbolique du musée, sur la plage, est marquée par deux enfants sculptés, Irineos et Calypso, censés incarner une génération dédiée à la protection de la mer, avant de rejoindre les 93 œuvres immergées à 200 mètres au large de Pernera, entre 8 et 10 mètres de profondeur. Le message est clairement écologique : à l'ouverture, le maire d'Ayia Napa parlait de symboles autour de l'éloignement de l'humain vis-à-vis de la nature et du changement climatique, plus un vrai plaidoyer pour se reconnecter à l'océan qu'une simple exposition. Les sculptures elles-mêmes sont coulées dans des matériaux inertes au pH neutre pour ne pas perturber l'écosystème, et le site est classé zone marine protégée, pensé aussi comme un récif artificiel.

J'ai réservé avec Ocean Views par le biais de GetYourGuide, sur une formule clairement annoncée comme accessible aux débutants. Vu que je n'ai que le baptême à mon actif, pas de niveau 1, c'est exactement le format qu'il me fallait : encadrement individuel, pas besoin d'autonomie, juste se laisser guider jusqu'aux sculptures.

Sous l'eau, c'était juste parfait. Une plongée facile, zéro courant, pas d'algues, une eau d'une clarté redoutable. Et j'ai eu une chance folle : j'étais seule sur ce créneau qui peut accueillir jusqu’à 4 débutants, donc j'ai pu vraiment kiffer sans me soucier de suivre un groupe. Le moniteur ne me tenait pas par le bras, mais il n'était jamais bien loin, juste assez présent pour que je me sente en sécurité sans avoir l'impression d'être maternée.

La plage descend en pente douce, on y va tranquillement, toujours bien encadrée : le moniteur me fait signe de compenser les oreilles au fur et à mesure de la descente. Et puis à un moment, les silhouettes commencent à se dessiner, du bleu foncé qui se découpe sur le bleu clair de l'eau. La lumière était folle, ça rayonnait depuis la surface, c'était superbe. Beaucoup de petits poissons inoffensifs autour de nous, et même quelques poissons-lions aperçus au loin, vraiment au loin, à qui on a juste fait coucou de la main parce que j’ai bien compris que je n’avais pas envie de les voir de trop près.

Ce qui m'a le plus marquée, c'est de voir à quel point la mer se les est appropriées, ces statues. Une éponge bien placée sous un nez devient une moustache, un oursin logé sous une aisselle devient une blague qui me fait encore rire.

Seul moment vaguement inconfortable : la marche jusqu'à l'eau depuis la plage, avec 20kg de matériel sur le dos. Ça tire sur les épaules et on se demande deux secondes pourquoi on s'inflige ça. Et puis on entre dans l'eau, la poussée d'Archimède fait son travail, et tout ce poids disparaît d'un coup. On oublie instantanément le petit moment de galère sur le sable.

Cape Greco

Cape Greco, c'est le parc national marin qui referme la pointe est de Chypre, entre Ayia Napa et Protaras. Falaises calcaires sculptées par des millénaires de vagues, eau qui frôle souvent les 30 mètres de visibilité : c'est considéré par beaucoup comme le meilleur spot de plongée récif de l'île, tout simplement.

Plusieurs sites se partagent la réserve, chacun avec son propre caractère. Les caves et tunnels, accessibles dès l'Open Water, plafonnent autour de 13 à 15 mètres : un enchaînement de failles et de passages creusés dans la roche volcanique, avec une sortie mémorable par un blowhole sur certains itinéraires. Konnos Point joue dans une autre catégorie, un site multi-niveaux qui descend de 2 à 50 mètres, où l'on croise parfois thons et poissons pélagiques au large. Cyclops, plus polyvalent, convient à tous les niveaux certifiés avec ses murènes planquées dans les failles et ses nudibranques.

Niveau requis : Open Water suffit pour les sites peu profonds (Caves, Chapel), Advanced Open Water recommandé pour Konnos Point ou les passages au-delà de 20 mètres. Cape Greco se prête aussi très bien à l'apnée et au freediving, pour qui préfère explorer sans bouteille.

Côté faune : murènes, poulpes, langoustes planquées dans les anfractuosités, bancs de sparaillons, et des tortues qui traînent régulièrement dans les zones peu profondes.

Green Bay et Protaras

Green Bay, c'est l'anti-Cape Greco : une crique abritée, peu profonde, où l'eau reste calme même quand le vent se lève ailleurs sur la côte est. Située entre Protaras et Ayia Napa, c'est historiquement le spot où la majorité des centres de plongée de la région emmènent leurs élèves pour les premières formations, et ce n'est pas un hasard.

Fond sableux, pente douce, profondeur qui dépasse rarement les 12 mètres : l'entrée se fait directement depuis la plage, sans marche d'approche ni saut du bateau, ce qui en fait un site accessible dès le baptême. Visibilité solide, entre 20 et 25 mètres par temps calme. C'est aussi l'endroit idéal pour valider les dernières plongées d'un Open Water Diver, ou simplement se remettre à l'eau tranquillement après une pause.

Contrairement aux sites de Cape Greco, pas de grottes ni de tunnels ici : le terrain de jeu, ce sont les patates de roche recouvertes d'éponges et les herbiers qui bordent la crique. Côté faune, daurades et poissons-perroquets se laissent facilement approcher, murènes et poulpes se planquent dans les anfractuosités, et il n'est pas rare de croiser une tortue verte en train de brouter tranquillement, sans avoir besoin d'aller la chercher au large.

À deux pas, deux autres criques du même secteur valent le détour si vous cherchez plutôt du snorkeling ou une baignade tranquille : Turtle Bay (ou Turtle Cove), repaire connu de tortues où certains centres proposent aussi la plongée bouteille, et Blue Lagoon, davantage tournée vers la baignade en eaux turquoise. Les deux se visitent facilement en excursion bateau depuis Protaras, souvent couplées à un passage devant Cape Greco.

Tortue caouanne (Caretta caretta) nageant sous l'eau, à observer lors d'une plongée à Chypre

L'observation des tortues

J'avais réservé une sortie dédiée à l'observation des tortues avant même d'arriver à Chypre. Puis, pendant ma plongée à MUSAN, j'en ai discuté avec Conrad, mon moniteur chez Ocean Views à Ayia Napa. Il m'a alertée sur une pratique répandue chez certains prestataires : nourrir les tortues sauvages pour garantir la rencontre aux touristes. Le problème est à la fois comportemental et physiologique. Comportemental, parce qu'une tortue nourrie perd sa méfiance naturelle envers les bateaux, ce qui la rend beaucoup plus susceptible de se faire blesser par une hélice. Physiologique, parce que ce qu'on leur donne à manger (souvent du calamar) n'a rien à voir avec leur alimentation naturelle : les tortues marines sont herbivores, se nourrissant d'algues et d'herbiers. Leur donner du calamar quotidiennement, c'est un peu comme nourrir un enfant au fast-food tous les jours : ça perturbe complètement leur organisme sur le long terme. J'ai annulé ma réservation sur le champ, en prévoyant de chercher une alternative qui corresponde mieux à ce que je veux faire.

Je me suis donc tournée vers CyDive, qui ont une réputation immaculée sur les sujets environnementaux. En allant directement sur leur site pour voir ce qu'ils proposaient, surprise : aucune excursion "tortues" au catalogue. C'est là que j'ai commencé à comprendre qu'une excursion tortues dédiée, ça sent en fait souvent le roussi par nature. Je leur ai écrit pour leur demander frontalement où ils se situaient sur le sujet.

CyDive m'a répondu sans détour : totalement contre toute interaction avec les tortues ou n'importe quel animal sauvage. Les rencontres se font au fil de l'eau, notamment sur leur récif favori le Roman Wall, mais rien n'est jamais garanti puisque rien n'est provoqué.

Ni CyDive ni Ocean Views ne proposent de sortie dédiée "observation de tortues". Les deux peuvent en revanche vous orienter vers la sortie où vous avez statistiquement le plus de chances d'en croiser une, sans jamais rien garantir. Et c'est précisément là-dessus qu'il faut rester vigilant : une tortue, ce n'est pas un animal grégaire ni prévisible comme peut l'être, par exemple, une baleine à bosse en Islande pendant sa saison de migration, où la probabilité frôle les 99% parce que l'espèce se rassemble naturellement en nombre à un endroit précis. Une tortue marine reste solitaire et imprévisible par nature. Donc si un centre vous promet une quasi-certitude de la voir, la question à se poser est : comment peuvent-ils le promettre ?

Contactez les centres labellisés, qui seront ravis de vous donner leurs spots : CyDive m'a même proposé de venir directement à l'agence pour qu'on me montre sur une carte leur spot préféré, si je voulais y aller en solo. Et après, eh bien... on croise les doigts.

Et si on en voit une, les règles à respecter ne changent pas, où que vous plongiez : on ne touche jamais une tortue, on garde une distance minimale de 3 mètres, et on ne cherche jamais à la faire réagir ou à la poursuivre.

PS : si vous êtes à Paphos, votre meilleur pari en gardant des standards éthiques, c’est la plongée sur le Roman Wall avec Cydive.

Quand plonger à Chypre

Chypre se plonge quasiment toute l'année, ce qui en fait une des saisons les plus longues de Méditerranée. Mais toutes les périodes ne se valent pas.

Le pic de la saison se situe entre juin et septembre, avec une eau qui frôle les 27-28°C et une visibilité qui peut dépasser les 30 mètres sur les sites du large comme le Zenobia. C'est confortable, chaud, sans combinaison épaisse nécessaire, mais aussi la période la plus fréquentée sur les spots stars.

Les saisons intermédiaires, mai-juin et septembre-octobre, sont souvent citées par les centres de plongée locaux comme leur préférée : l'eau reste chaude (20 à 27°C selon le mois), la visibilité est excellente (le plancton estival ayant moins d'impact), et les sites sont nettement moins fréquentés. Septembre en particulier revient souvent comme le meilleur compromis entre chaleur, clarté de l'eau et calme.

L'hiver (décembre à mars) reste correct, avec une eau autour de 17-18°C (combinaison 5mm ou semi-étanche recommandée) et une visibilité qui reste correcte, mais des conditions de mer parfois plus agitées selon les jours. C'est la période la plus calme pour qui cherche des sites sans personne d'autre autour.

Période Température eau Visibilité Conditions
Décembre-Mars 17-18°C 15-25m Mer parfois agitée, peu de monde
Avril-Juin 18-24°C 25-30m+ Excellentes, calme avant l'été
Juillet-Août 25-28°C 25-30m Chaudes, sites fréquentés
Septembre-Octobre 24-27°C 25-30m+ Excellentes, moins de monde
Novembre 20-22°C 20-25m Bonnes, transition vers l'hiver

Pour résumer, si vous devez choisir, visez mai-juin ou septembre-octobre : c'est là que le rapport confort/visibilité/tranquillité est le meilleur.

Infos pratiques

Le jargon des niveaux, en clair

  • Baptême (Discover Scuba Diving) : aucune certification requise, encadrement individuel par un moniteur, descente jusqu'à 6-12 mètres. C'est ce que la plupart des gens font sans rien connaître à la plongée avant.

  • Open Water Diver (niveau 1) : la première vraie certification, valable à vie et dans le monde entier. Formation de 3-4 jours, autonomie avec un binôme certifié jusqu'à 18 mètres.

  • Advanced Open Water Diver (niveau 2) : quelques plongées spécialisées en plus (profondeur, épave, navigation), qui font passer la limite à 30 mètres. C'est le niveau demandé pour les sites les plus profonds, comme le Zenobia.

Le snorkeling et l'apnée sont complètement à part : ça reste en surface ou en immersion libre, sans bouteille, donc sans certification à avoir.

Niveau requis, spot par spot

Spot Sans certification (baptême / snorkeling) En autonomie (certification requise)
Zenobia Snorkeling depuis la surface uniquement Advanced Open Water (profondeur, courant possible)
Lady Thetis / Costandis Baptême encadré possible auprès de certains centres Open Water suffit, Advanced conseillé pour la Costandis (un peu plus profonde)
MUSAN Snorkeling, apnée, ou baptême encadré (sculptures dès 8m) Open Water suffit largement, la faible profondeur (8-10m) ne demande rien de plus
Cape Greco Apnée/freediving sur certains sites peu profonds Open Water pour les sites peu profonds (Caves), Advanced pour Konnos Point et au-delà de 20m
Green Bay Baptême accessible directement depuis la plage, idéal en première plongée Open Water suffit largement (profondeur max 12m)

Matériel

La quasi-totalité des centres chypriotes louent l'équipement complet (combinaison, bouteille, gilet, détendeur, masque, palmes), inclus dans la plupart des formules. Si vous plongez régulièrement, apporter son propre masque et ses palmes reste plus confortable, mais rien d'indispensable pour un séjour ponctuel. En été, une combinaison shorty ou 3mm suffit largement vu la température de l'eau ; en hiver, mieux vaut vérifier que le centre propose du 5mm.

Poisson-lion aux rayures brunes et blanches, espèce invasive à observer avec prudence en plongée à Chypre

Les espèces auxquelles faire attention

Rien qui doive gâcher le séjour, mais quelques réflexes valent le coup d'être connus.

Le poisson-lion (je l’ai croisé lors de la plongée au MUSAN) s'est largement installé en Méditerranée orientale ces dernières années : il ne cherche jamais le contact, mais ses épines dorsales sont venimeuses, donc on regarde sans toucher, comme pour n'importe quel poisson inconnu.

La vive, elle, se cache à moitié enterrée dans le sable, souvent en eau peu profonde près des plages : c'est le genre de blessure qui arrive en marchant pieds nus plutôt qu'en plongée encadrée, d'où l'intérêt de garder ses chaussons.

Les oursins à longues épines, une espèce invasive de plus en plus présente sur les fonds rocheux, cassent facilement leurs piquants dans la peau au moindre contact, encore une bonne raison de ne jamais s'accrocher au récif.

Enfin, les murènes, déjà mentionnées sur plusieurs spots : totalement inoffensives tant qu'on ne va pas glisser la main dans leur trou pour voir ce qu'il y a dedans.

La règle générale reste la même partout : on observe, on ne touche à rien, et on garde les mains près de soi plutôt que posées sur le décor.

Le point à ne pas oublier : le délai avant l'avion

Après une plongée, il faut laisser le temps à l'azote de s'évacuer de l'organisme avant de prendre l'avion, sous peine de risquer un accident de décompression en altitude. La règle généralement admise : minimum 12 heures après une seule plongée sans paliers, 18 heures après plusieurs plongées ou plusieurs jours de plongée consécutifs. Si vous enchaînez les spots en fin de séjour, calez votre dernière session au moins 24 heures avant l'embarquement pour voyager l'esprit tranquille.


Entre l'épave mythique du Zenobia à Larnaca, la forêt de sculptures de MUSAN et les grottes de Cape Greco du côté d'Ayia Napa, et la crique tranquille de Green Bay, la plongée à Chypre a de quoi remplir un album photo entier sur plusieurs séjours sans jamais refaire le même spot. Snorkeling, baptême ou plongée en autonomie, chaque niveau trouve sa place sur l'île, à condition de choisir ses prestataires avec un minimum de vigilance, l'épisode tortues côté Paphos en étant le meilleur exemple.

Si vous prévoyez de poser vos palmes du côté de Chypre, le roadbook Chypre, entre mythes et vieilles pierres rassemble tout ce qu'il faut savoir sur la destination, spots de plongée compris

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Larnaca et ses histoires qui dorment sous la surface