Procida, Italie : l’île discrète de la baie de Naples

Procida, Italie, c'est une petite île de la baie de Naples qui figure rarement en tête des itinéraires — et c'est précisément ce qui en fait le charme. Moins connue que Capri, moins structurée qu'Ischia, elle séduit par ses maisons colorées, son port de pêche authentique et cette atmosphère de bout du monde à 40 minutes de Naples. Une île méditerranéenne qui n'essaie pas de vous impressionner, et qui finit pourtant par s'imposer comme l'un des endroits les plus attachants du sud de l'Italie.

Je suis allée deux fois à Ischia, et à chaque fois, je suis passée par Procida. La première fois par curiositéelle figurait souvent parmi les plus belles destinations italiennes, et je voulais voir si elle méritait vraiment sa réputation. Spoiler : oui, sans aucun doute. La deuxième fois, j’y suis allée parce que c'était devenu une évidence. Pas un détour agréable, mais une excursion qu'il était impensable de ne pas faire. Voici pourquoi visiter Procida depuis Ischia est une des meilleures décisions que vous puissiez prendre lors d'un séjour en Campanie.


Procida

Procida, Italie, est une petite île située dans la baie de Naples. Moins connue qu’Ischia ou Capri, elle séduit par ses maisons colorées, son atmosphère locale et sa position privilégiée dans le sud de l’Italie.

Voici ce qu’il faut savoir avant de visiter Procida.

Ischia et Procida : deux îles, deux expériences complémentaires

Ischia est plus grande, plus variée, plus structurée. On peut y rester plusieurs jours sans s'ennuyer : plages, thermes, villages, randonnées, restaurants pour tous les budgets, activités pour les enfants… L'offre est large, et c'est précisément ce qui en fait une destination accessible à presque tout le monde. C'est une île qui prend soin de ses visiteurs.

Procida joue dans un registre complètement différent. Plus petite, plus discrète, avec beaucoup moins d'infrastructure touristique — et c'est exactement pour ça qu'on y va. On n'est pas accueilli, on arrive. L'île ne s'adapte pas à vous : c'est vous qui vous adaptez à elle. Et paradoxalement, c'est ça qui la rend si attachante.

Pour moi, Procida ne remplace pas Ischia. Elle apporte quelque chose qu'Ischia, seule, ne fait pas tout à fait : ce sentiment d'être en terre inconnue, hors du temps, dans une île qui n'a pas encore décidé de devenir une destination. Une île qui vous séduit sans chercher à le faire.

Procida

Visiter Procida depuis Ischia : une excursion sans prise de tête

Depuis Ischia, aller à Procida est d’une simplicité désarmante. Les ports sont centraux dans les deux îles, la traversée est courte, et il n’y a pas de logistique lourde à anticiper. C’est précisément ce qui rend l’excursion si agréable.

Je visite généralement Procida sur une journée complète, en partant d’Ischia le matin et en rentrant le soir. Deux jours peuvent aussi être intéressants si l’on a vraiment envie de se poser. Au-delà, il faut assumer une vraie envie d’immobilité, sinon on risque de tourner un peu en rond.

Le seul vrai “risque” à mon sens… c’est de trop se prendre la tête, avant de se rendre compte à quel point tout est simple.

Ce que j’ai préféré à Procida

Procida a deux visages. Celui que l'on découvre en arrivant depuis Ischia — les façades colorées qui se reflètent dans l'eau, les ocres, les oranges, les jaunes passés par le soleil — et celui, plus discret, du port de pêche de l'autre côté de l'île. C'est ce second visage que j'aime le plus.

Il y a quelque chose de presque irréel dans les couleurs de Procida. Pas tape-à-l'oeil, pas artificiel — plutôt comme si le temps avait légèrement délavé chaque façade jusqu'à trouver exactement la bonne teinte. Visuellement, tous mes souvenirs de l'île sont au bord de l'eau : un port, un quai, une terrasse de restaurant face aux bateaux. J'ai parfois l'impression que mes souvenirs de Procida sont en sépia, tellement l'atmosphère a ce charme vintage et intemporel d'un film italien des années 50.

Le rythme est à l'avenant. On entend le clapotis des bateaux dans la baie. Les restaurants de poisson frais n'ont pas besoin de se vendre — ils existent, c'est tout. En montant vers le château qui surplombe le port, on accède à un point de vue absolument superbe sur l'ensemble de l'île. A cet endroit précis, je suis toujours frappée par la perfection du moment : les couleurs, le relief, la mer, le calme.

C'est typiquement le genre d'endroit où l'on range son téléphone — pas par discipline, mais parce qu'on réalise qu'aucune photo ne rendra vraiment justice à ce qu'on est en train de vivre.

A qui je recommanderais une visite de Procida ?

Honnêtement, à presque tout le monde — et je pèse mes mots.

Ma mère a le mal de mer. Elle est parfois un peu barbouillée en arrivant à Procida. Ça ne l'a jamais dissuadée d'y retourner. C'est dire.

Si vous décidez de tout faire à pied, il faut savoir que ça grimpe par endroits — notamment vers le château. Rien d'injouable, mais c'est à avoir en tête si vous avez des problèmes de mobilité. Disons que c'est dans le même registre qu'Edimbourg, Lisbonne ou Ischia : vallonné, pas insurmontable. Et comme dans ces villes, le jeu en vaut largement la chandelle.

C'est une île accessible, peu chère, facile à parcourir, compatible avec un séjour lent, un voyage hors-saison, une première approche de l'Italie du sud, ou simplement l'envie de souffler.

Je cherche sincèrement à qui la déconseiller — et je ne trouve pas.

Préparer son séjour en Italie

Procida fait partie de ces destinations qui se font très facilement. Le carnet de route Ischia, l’île-volcan s’inscrit dans cette même logique : poser des repères clairs, rassembler l’essentiel au même endroit, et laisser la place à la facilité, sans organisation lourde.

Il accompagne le séjour sans le compliquer, en gardant ce qui fait le charme d’Ischia et de Procida : le temps, la fluidité, et le plaisir de ne pas trop en faire.

Découvrir le carnet de voyage “Ischia, l’île-volcan”


Procida, en Italie, n’est pas une île qui se raconte avec des superlatifs. Elle ne fait pas de démonstration. Au coeur du sud de l’Italie, elle existe tranquillement, sans chercher à séduire.

Et pourtant, à chaque séjour en Campanie, j’y retourne. Procida n’est peut être pas spectaculaire, mais elle est juste. Elle fait partie de ces îles méditerranéennes avec une lumière un peu douce, qui n’en fait jamais trop. Si vous aimez les endroits qui n’ont pas besoin de crier pour exister, alors Procida vaut le détour.

Précédent
Précédent

Haggis en Ecosse : origine, folklore et renaissance culinaire à Edimbourg

Suivant
Suivant

Snorkeling à Silfra : nager entre deux plaques tectoniques en Islande