Edimbourg en hiver : ce que j’ai vécu en janvier, et pourquoi je le recommande

Edimbourg en hiver intimide. On imagine une météo difficile, des journées courtes, une ville grise et peu praticable. Et puis on y va — et on réalise que c'était une des meilleures décisions du voyage.

C'est en janvier que j'ai découvert la capitale écossaise pour la première fois. Je m'attendais au pire côté météo pour ce séjour à Edimbourg. J'ai eu de la pluie la nuit, du vent, et des journées largement praticables — avec même une golden hour sur Victoria Street le premier soir qui m'a donné envie de ne plus repartir. Voici ce que j'ai vraiment vécu en visitant Edimbourg en hiver, ce que j'aurais fait différemment, et pourquoi je pense que ça mérite vraiment le détour.


Visiter Edimbourg en hiver est une excellente idée : janvier est l'un des mois les plus creux, les prix sont plus bas et la ville est moins touristique.

L'atmosphère gothique de la capitale écossaise est sublimée par la lumière hivernale — et la météo, souvent redoutée, est bien plus gérable qu'on ne l'imagine.


Photo du Monument de Scott à Edimbourg

Janvier à Edimbourg : le bon plan dont personne ne parle

Janvier est l'un des mois les plus creux à Edimbourg. Après l'effervescence du Hogmanay — le Nouvel An écossais, qui est une fête absolument monumentale — la ville retrouve son rythme tranquille. Moins de touristes, moins de bruit, et des prix hôteliers qui peuvent être deux fois moins chers qu'en octobre sur le même établissement.

Pour un premier voyage, c'est un avantage considérable : on découvre une ville plus authentique, plus dans son jus, sans avoir à jouer des coudes.

L'atmosphère hivernale colle parfaitement à l'identité d'Edimbourg. Cette ville est gothique, théâtrale, un peu sombre — et franchement, la lumière basse de janvier lui va très bien. Edimbourg sous un ciel chargé, avec ses façades en pierre noire et ses ruelles étroites, a quelque chose d'un décor de film. Pas déplaisant du tout.

Photo de la rédactrice, chaudement emmitouflée, devant la Ross Fountain

La météo à Edimbourg en hiver : le vrai ressenti.

La météo à Edimbourg en hiver : le vrai ressenti

Soyons honnêtes : il pleut. Mais moins qu'on ne l'imagine, et surtout différemment.

Lors de mon séjour, il a plu principalement la nuit — les journées étaient largement praticables, parfois même dégagées. Le vrai ennemi à Edimbourg en hiver, ce n'est pas la pluie : c'est le vent. Il est constant, parfois puissant, et rend le parapluie totalement inutile, voire dangereux pour votre entourage.

Mon conseil : oubliez le parapluie. Prenez une veste coupe-vent avec capuche, une casquette ou un bonnet, et vous serez parfaitement équipé. Les températures tournent autour de 0 à 5°C — froid, mais gérable. J'avais des t-shirts manches longues, un sweat zippé, une veste thermique légère type ski, et des baskets avec de grosses chaussettes. J'avais aussi un legging thermique — je l'ai utilisé, et j'étais contente de l'avoir. Techniquement on peut s'en passer, mais autant ne pas regretter.

Great Hall de la Portrait Gallery. On y voit plusieurs bustes ainsi que la frise des écossais illustres

Le programme ne change pas vraiment

Le programme ne change pas vraiment

Contrairement à ce qu'on pourrait craindre, visiter Edimbourg en hiver ne nécessite pas de tout adapter. La ville se visite à pied, les activités principales se font en intérieur ou résistent très bien à la météo.

J'avais repéré en amont tous les musées municipaux gratuits — le Musée National d'Ecosse, la Scottish National Gallery, la Scottish National Portrait Gallery — en me disant que ce serait mon plan de repli par mauvais temps. Je n'en ai finalement pas eu besoin, mais c'est rassurant de savoir que l'option existe.

En ce qui concerne la Portrait Gallery, j'avais vu des photos sur les réseaux — et pour le coup, ça valait vraiment le déplacement. J'y suis allée par curiosité : j'étais à côté, c'était gratuit, j'avais le temps. J'y ai passé un temps fou.

Le Great Hall abrite une fresque monumentale — 155 personnages illustres de l'histoire écossaise défilent en ordre chronologique inversé sur fond doré : Robert Burns, Mary Queen of Scots, Robert the Bruce, Adam Smith…

Chaque nom est inscrit au-dessus de la tête du personnage, ce qui transforme la visite en une mini-leçon d'histoire écossaise complètement addictive.

Et si vous levez les yeux au plafond, vous tombez sur 2000 étoiles dorées et 47 constellations peintes — un détail qu'on ne voit pas forcément venir et qui est absolument canon. Entrée gratuite, ambiance dark academia, et une heure de passée sans s'en rendre compte.

La visite des cimetières et lieux hantés, que j'avais prévue de nuit, s'est faite sous la pluie. Et franchement : ça rajoutait encore au côté théâtral de la situation. Greyfriars sous la pluie, à 18h, quand il fait déjà nuit noire : difficile de faire plus immersif (et un peu glauque, si je suis honnête).

La seule chose que j’aurais peut être faite différemment : prévoir la visite de Swanson Farm plus tôt dans la journée. En janvier, la nuit tombe vers 16h — et j'ai manqué de temps pour faire une vraie balade sur place. À retenir pour un prochain séjour.

Ce que l’hiver sublime à Edimbourg

La lumière hivernale à Edimbourg est une vraie surprise.

Les journées sont courtes, certes — mais les golden hours sont longues, douces, et donnent aux façades en pierre une teinte dorée absolument magnifique. Mon premier soir sur Victoria Street avec cette lumière rasante : c'est une des plus belles photos que j'ai ramenées de tous mes voyages.

Le matin, je sortais de l'hôtel vers 8h pour attraper le lever de soleil. Direction Waverley et le Princes Street Garden, où le spectacle est saisissant : le ciel qui se colore progressivement, le parc encore désert, et le château d'Edimbourg qui surplombe l'ensemble en arrière-plan. Ces moments de calme, avant que la ville ne se réveille vraiment, sont un privilège que l'hiver offre et que l'été ne peut pas garantir.

Edimbourg sous un ciel chargé a aussi quelque chose de très particulier. Les façades en pierre noire, les ruelles étroites, la brume légère sur les toits — c'est un décor de film, et on finit par trouver ça presque plus beau que le soleil.

Tasse tenue à la main devant la fenêtre, chateau d'Edimbourg en arriere plan

Cafés et gastronomie : les plaisirs de l’hiver à Edimbourg.

Un de mes grands plaisirs d'Edimbourg en hiver, c'est de me réchauffer avec une boisson chaude.

J'ai pris l'habitude de m'arrêter très (trop) fréquemment dans un café différent — et la ville s'y prête parfaitement.

Il y a quelque chose de très cohérent entre la météo grise, les intérieurs chaleureux des cafés écossais, et une gastronomie taillée pour les temps froids : scones beurrés, soupes épaisses, petits déjeuners copieux avec haggis, bacon et œufs. La cuisine écossaise prend tout son sens en hiver.

Mon adresse coup de coeur : le café de la librairie Waterstones, juste à côté de Princes Street Garden. Café dans une librairie, c'est déjà mon format préféré. Mais en plus, ce café-là a une verrière qui donne sur le parc, avec le château d'Edimbourg qui surplombe l'ensemble en arrière-plan. Quand j'avais froid et besoin d'une pause, c'est là que j'allais systématiquement. Charmant, calme, et la vue est spectaculaire.

Plus généralement, Edimbourg est une ville de cafés et de pubs chaleureux. Se poser, se réchauffer, regarder les gens passer — c'est une activité à part entière en hiver, et elle s'intègre parfaitement dans le rythme d'un séjour.


Edimbourg en hiver n'est pas un compromis. C'est une version différente de la capitale écossaise, plus authentique, moins chère, avec une atmosphère qui colle parfaitement à son caractère gothique. La météo est gérable, le programme ne change pas vraiment, et certains moments comme la golden hour sur Victoria Street ou Greyfriars sous la pluie restent parmi mes meilleurs souvenirs de voyage. Si vous hésitez encore à visiter Edimbourg en hiver, j'espère que cet article vous aura convaincu.

Si vous préparez un séjour à Edimbourg et que vous voulez organiser vos 4 jours sans vous disperser, j'ai rassemblé toutes les informations pratiques dans mon carnet de voyage "Edimbourg, Ville Gothique".


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Visiter Edimbourg en 4 jours : mon itinéraire, et ce que je referai autrement