Le fantôme le plus vénère d’Edimbourg !
Quand on parle de fantômes à Edimbourg, un nom revient systématiquement : George Mackenzie. Figure historique controversée de la capitale écossaise, il est aujourd’hui au coeur de l’une des histoires de lieu hanté les plus célèbres d’Edinburgh. Entre faits historiques bien documentés, rumeurs persistantes et témoignages liés au paranormal, son nom est associé à des phénomènes troublants observés dans le cimetière de Greyfriars.
Depuis la fin des années 1990, ce qui relevait autrefois du folklore local a pris une autre dimension : rapport d’agressions inexpliquées, malaises, marques physiques, et même des personnes évoquant un poltergeist. Mythe collectif ou véritable présence maléfique ?
Pour comprendre pourquoi George Mackenzie, dit Bloody Mackenzie, est souvent évoqué comme le fantôme le plus vénère d’Edimbourg, il faut revenir à son histoire… puis à ce qui s’est passé bien après sa mort.
Le fantôme le plus célèbre d’Edimbourg est celui de George Mackenzie, dit Bloody Mackenzie, lié au cimetière de Greyfriars et à de nombreux phénomènes paranormaux rapportés depuis les années 1990.
Qui était George Mackenzie ?
George Mackenzie était un avocat et juge écossais du XVIIème siècle, resté dans l’histoire sous le surnom peu flatteur de Bluidy Advocate, l’avocat sanglant. Il est surtout connu pour son rôle dans la répression des Covenanters, un mouvement presbytérien écossais qui s’opposait à l’ingérence de la monarchie anglaise au sein de la religion.
A une époque marquée par des tensions politiques et religieuses extrêmes, Mackenzie fut chargé de poursuivre et condamner ces dissidents. Arrestations massives, emprisonnements dans des conditions inhumaines, torture, exécutions… la répression fut brutale et systématique.
Des centaines de personnes furent enfermées à Greyfriars, beaucoup y moururent. Même selon les standards violents du XVIIème siècle, le zèle de Mackenzie lui valut une réputation de cruauté durable. Une mémoire sombre qui continue de hanter Edimbourg bien après sa mort.
Sa mort et son enterrement à Greyfriars
George Mackenzie meurt en 1691, sans jamais avoir eu à rendre de compte pour les crimes commis durant sa carrière.
Il est enterré au cimetière de Greyfriars, à Edimbourg, dans un mausolée imposant situé à quelques mètres à peine de l’endroit où de nombreux Covenanters furent autrefois emprisonnés dans des conditions effroyables.
A l’époque, cette sépulture n’a rien d’exceptionnel : Greyfriars est un lieu d’inhumation prestigieux, réservé à des figures importantes de la ville. Pendant plus de trois siècles, la tombe de Mackenzie ne suscite aucune attention particulière. Jusqu’à la fin des années 1990, où les choses prennent une tournure radicalement différente.
Le fantôme le plus craint d’Edimbourg
Tout bascule en 1998, lorsqu’un sans-abri se réfugie dans le mausolée, déclenchant une série d’évènements inexpliqués.
A partir de cette date, de nombreux visiteurs rapportent des phénomènes paranormaux : malaises soudains, pertes de connaissance, sensations d’oppression, marques inexpliquées sur le corps, parfois assimilées à de véritables attaques.
Certains témoignages évoquent un poltergeist, avec des portes qui claquent, des objets déplacés ou une violence ressentie comme physique.
Ces incidents, largement relayés par les guides, les médias et des enquêtes locales, ont forgé la réputation de Bloody Mackenzie comme le fantôme le plus craint d’Edimbourg.
Aujourd’hui, le secteur du mausolée, souvent appelé Black Mausoleum, reste l’un des endroits les plus redoutés de la capitale écossaise, entre mythe collectif, peur bien réelle et fascination pour l’histoire sombre de la ville.
Qu’on y voit une simple légende ou une véritable hantise, l’histoire de George Mackenzie reste indissociable du mythe du fantôme d’Edimbourg.
Entre passé historique violent, lieu hanté emblématique et récits de phénomènes paranormaux, Greyfriars incarne à lui seul cette fascination très particulière qu’incarne la capitale écossaise. Aujourd’hui encore, le cimetière attire curieux, amateurs d’histoire sombre et passionnés de paranormal, chacun venant confronter ce que beaucoup considèrent comme le fantôme le plus vénère d’Edimbourg.
➤ Si ce pan plus obscur de la ville vous intrigue, je raconte en détail la visite des lieux hantés d’Édimbourg que j’ai faite en janvier. Entre humour macabre, contexte historique et sensations très concrètes, c’est un très bon moyen de vous faire votre propre avis sur les lieux hantés d’Edimbourg. Voir l’article.
Pour ceux qui se posent la question : je suis allée à Greyfriars - j’en suis ressortie indemne.