Une des îles les plus charmantes de la Méditerranée
Je suis allée deux fois à Ischia - et à chaque fois, je suis allée à Procida.
Dès mon premier séjour à Ischia, Procida faisait partie du voyage.
Et je vais être honnête : la première fois, j’y suis allée pour cocher une case. Procida figure dans le classement des plus belles îles de la Méditerranée, et je me suis dit que si elle avait été mise là, ce n’était probablement pas pour rien.
Ce que je n’avais pas anticipé, en revanche, c’est que Procida allait devenir, au fil du temps, la petite évidence de mes séjours à Ischia. Pas un “petit plus” ou une option sympa, mais un passage obligé de mon séjour.
Ischia et Procida : deux îles, deux expériences différentes
Ischia est plus grande, plus variée, plus structurée. On peut y rester plusieurs jours sans s’ennuyer : plages, thermes, villages, randonnées…
Procida, elle, joue dans un autre registre. Plus petite, plus discrète. Et paradoxalement, encore plus charmante que sa grande soeur. L’authenticité est immédiate, presque palpable dès l’arrivée. On sent très vite que l’île est habitée, pas mise en scène.
Pour moi, Procida ne remplace pas du tout Ischia. Mais elle apporte autre chose qu’Ischia, seule, ne fait pas tout à fait : ce sentiment d’être hors du temps. Une île qui vous séduit sans chercher à le faire.
Une excursion sans prise de tête
Depuis Ischia, aller à Procida est d’une simplicité désarmante. Les ports sont centraux dans les deux îles, la traversée est courte, et il n’y a pas de logistique lourde à anticiper. C’est précisément ce qui rend l’excursion si agréable.
Je visite généralement Procida sur une journée complète, en partant d’Ischia le matin et en rentrant le soir. Deux jours peuvent aussi être intéressants si l’on a vraiment envie de se poser. Au-delà, il faut assumer une vraie envie d’immobilité, sinon on risque de tourner un peu en rond.
Le seul vrai “risque” à mon sens… c’est de trop se prendre la tête, avant de se rendre compte à quel point tout est simple.
Ce qui m’a le plus marquée à Procida
Procida a deux visages.
Celui que l’on découvre en arrivant depuis Ischia (ci-dessus), et celui, plus discret, du port de pêche de l’autre côté de l’île (ci-dessous). C’est ce second visage que j’aime le plus. En montant vers le château qui surplombe le port, on accède à un point de vue absolument superbe. A cet endroit précis, je suis toujours frappée par la perfection du moment : les couleurs, le relief, la mer, le calme.
Le rythme d’une journée à Procida est plutôt tranquille. On marche, un peu -l’île est vallonnée- mais rien d’excessif. On s’arrête. On regarde. Et surtout, on se pose. Un de mes moments préférés est le début d’après-midi, après un repas de poisson frais dans un des restaurants du port.
A qui je recommanderais Procida
Honnêtement, à presque tout le monde.
Procida est accessible, peu chère, facile à parcourir et ne demande pas une condition physique particulière. Oui, il faut marcher un peu, oui c’est parfois pentu, mais rien d’injouable.
C’est une île parfaitement compatible avec :
un séjour lent et contemplatif
un voyage hors-saison
une première approche de l’Italie
ou simplement l’envie de faire une pause.
Ce n’est pas une île où l’on va pour “faire des choses”. On se contente d’être là, et d’exister. Et c’est peut être ça, le secret de Procida.
Préparer son séjour
Procida fait partie de ces destinations qui se font très facilement. Le carnet de route Ischia, l’île-volcan s’inscrit dans cette même logique : poser des repères clairs, rassembler l’essentiel au même endroit, et laisser la place à la facilité, sans organisation lourde.
Il accompagne le séjour sans le compliquer, en gardant ce qui fait le charme d’Ischia et de Procida : le temps, la fluidité, et le plaisir de ne pas trop en faire.