Visite gastronomique à Edimbourg
Ce que j’ai mangé, ce que j’ai appris, ce que j’en ai pensé
Découvrir une ville par ce qu’on y mange est, à mon sens, l’un des moyens les plus rapides de comprendre son histoire et son identité. A Edimbourg, j’ai choisi de passer par une visite gastronomique, avec cinq arrêts successifs, chacun centré sur une spécialité locale différente. Voici une sélection de visites : celle dont je parle ici apparaît généralement sous le nom “Visite gastronomique de la vieille ville d’Edimbourg” mais les propositions peuvent varier selon les dates et les langues.
Premier arrêt : le Cullen Skink, la soupe qui résume l’Ecosse.
Premier arrêt dans un restaurant à l’ambiance très chic, presque victorienne. Ici, on commence fort avec un Cullen Skink, l’un des plats les plus emblématiques de l’Ecosse.
A la base, le Cullen Skink est une soupe originaire du nord-est de l’Ecosse, composée de poisson fumé (souvent du haddock), de pommes de terre, de poireaux, et de lait ou de crème. C’est un plat simple, nourrissant, pensé pour réchauffer et tenir au corps.
Dans l’assiette, ça ressemble à une soupe un peu rustique. Et, en vérité, c’est délicieux ! Le fumé du poisson apporte un vrai relief au plat, et l’ensemble est beaucoup plus fin que ce que l’on imagine. C’est typiquement le genre de plat qui montre que la cuisine écossaise n’a pas besoin d’épices pour être intéressante
Second arrêt : les haggis bonbons, ou quand la tradition devient ludique.
On change d’ambiance et de registre. Ici, on goûte du haggis, mais pas dans sa version traditionnelle. A la place, des haggis bonbons, sortes de petites bouchées de haggis frites qui ressemblent à des falafels.
Le haggis, pour rappel, c’est un mélange d’abats de mouton, d’avoine et d’épices. J’ai longtemps pensé que c’était un plat “extrême”, alors qu’il est au final très accessible, et surtout sous cette forme : croustillant à l’extérieur, fondant à l’intérieur, et incroyablement savoureux.
Honnêtement : c’était excellent. Et c’est un très bon exemple de la manière dont la cuisine écossaise contemporaine s’approprie ses classiques pour les revisiter.
Lors de cet arrêt, nous avons aussi goûté une boisson culte : Irn-Bru. Couleur orange fluo, goût difficile à décrire, statut mythique en Ecosse. Ce n’est pas quelque chose que je boirai tous les jours, mais c’est suffisamment emblématique pour être goûté une fois !
Troisième arrêt : A pie and a pint, le pub dans toute sa splendeur.
Troisième arrêt dans un pub du Royal Mile, pour une formule très britannique : a pie and a pint. Au menu, une tourte généreuse, garnie de boeuf longuement mijoté dans une sauce à la bière, façon bourguignon écossais, tout cela surmonté d’une pâte feuilletée et accompagné d’une bière.
C’est réconfortant, simple, diablement efficace. Pas de surprise olfactive, mais une vraie cohérence avec le climat et la culture du pub. Ce type de plat fait exactement ce que l’on attend de lui : nourrir, réchauffer, rassembler.
Quatrième arrêt : les fromages écossais, une vraie bonne surprise
Quatrième étape : dégustation de fromages exclusivement écossais, avec un point commun : ils sont tous produits directement à la ferme où est produit le lait.
On découvre notamment :
un fromage à pâte molle assez similaire à un brie
un cheddar local
un fromage à pâte pressée lavée… au whisky
Tout ça servi avec des crackers salés à l’avoine qui se marient étonnamment bien avec l’ensemble.
C’est probablement l’un de mes moments préférés de la visite (cheese = life). On parle peu des fromages écossaise et pourtant, ils ont une vraie identité, des textures intéressantes et des goûts marqués.
Cinquième stop : le Mars frit, un mythe plus qu’un dessert.
Dernier arrêt pour un dessert : le fameux Mars frit. C’est probablement une des images les plus connues - et les plus caricaturales - de la cuisine écossaise à l’étranger.
Il faut être honnête : ce n’est pas franchement bon. C’est très sucré, très gras, et l’intérêt est surtout culturel. Mais c’est précisément pour cela que ça vaut le coup d’en parler et de le tester : le Mars frit est devenu un symbole, un folklore, presque une blague nationale, bien plus qu’un dessert du quotidien.
Pourquoi je recommande cette visite
Cette visite gastronomique m’a permis, en une seule soirée, de :
comprendre les bases de la cuisine écossaise
goûter des plats que je n’aurais probablement pas testé de moi-même
replacer les spécialités dans leur contexte historique et culturel grâce aux deux superbes guides qui nous ont accompagné pour cette visite.
Si tu aimes découvrir la ville par ce qu’on y mange, c’est une excellente porte d’entrée.
Et si tu hésites encore, j’explique comment j’ai organisé le reste de mon séjour et comment j’ai choisi mes activités dans cet article :
➤ Quelles activités faire à Edimbourg (et lesquelles éviter)